Gwoka antillais du 7 mai – LFCI N°40 du 19/05/2022

Gwoka antillais du 7 mai – LFCI N°40 du 19/05/2022

Le Gwoka « gros quart » est né durant la période de l’esclavage : Cette musique tire ses origines dans la perpétuation de la musique africaine par les esclaves des anciennes plantations. Il est pratiqué par tous les groupes ethniques et religieux de la société guadeloupéenne et est inscrit depuis 2014 à l’inventaire du patrimoine

Le Gwoka « gros quart » est né durant la période de l’esclavage :

Cette musique tire ses origines dans la perpétuation de la musique africaine par les esclaves des anciennes plantations. Il est pratiqué par tous les groupes ethniques et religieux de la société guadeloupéenne et est inscrit depuis 2014 à l’inventaire du patrimoine immatériel de France à l’Unesco .

Le 7 mai à l’Institut français à l’occasion de la 6ème édition de Commémoration de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions à Abidjan, avec d’autres productions des iles (musique, cinéma, chorégraphies) ce joyau de la culture antillaise a été présenté au public. Une belle journée organisée par l’Association des Antillais et Guyanais de Côte d’Ivoire (AAG-CI) présidée par Mme Rollande Orsinet-Ette, autour du thème « Musiques et danses des Antilles de l’esclavage à nos jours ». Cet évènement s’est terminé par un bal poussière. Un moment joyeux qui pour beaucoup a permis de revivre l’atmosphère de la résistance de ces hommes et de ces femmes forcées par la traite et les colonisations et qui ont engendré un métissage d’une immense richesse musicale :

Toutes les musiques dites aujourd’hui populaires ou de masse sont dérivées, d’une manière ou d’une autre, de pratiques apparues au sein de sociétés organisées autour de l’esclavage dans des territoires conquis par des Européens et sont le résultat des mélanges et des innovations qui se sont produits dans les Amériques septentrionales.

D’infinies musiques de variété (rumba, salsa samba …..) mais aussi du blues au jazz, au rock et à tous leurs dérivés , les spirituals pour aboutir, après bien des détours, à la soul music, au reggae et au rap.

La créolisation du monde en action dans la world music.

L’ambassadeur de France et la ministre de la culture se sont joints à cette journée de partage célébrant la loi du 21 mai 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, dite aussi loi Taubira.

📹 Nathalie Sarfati

📹 Nathalie Sarfati

 

1 commentaire

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1 Commentaire

  • Jackie Bertho
    18 mai 2022, 20 h 28 min

    Merci à la réalisatrice des films et aux commentaires qui retracent bien l’ambiance de cette sympathique journée – je m’y retrouve bien – Bravo aux organisatrices (teurs) Bravo à AAG-CI

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