Notre conseillère consulaire Yvonne Trah Bi et son action

CONSEILLERE CONSULAIRE EN COTE D’IVOIRE







Soutenue par une Ă©quipe soudĂ©e, connue par mon engagement à FDM-ADFE et aussi par ma profession d’enseignante, me voici Ă©lue conseillère consulaire en 2014 dans ce pays d’Afrique de l’ouest où je suis arrivĂ©e en 1980 avec mon mari et nos 2 enfants.




Mes 3 collègues et moi avons eu la chance de nous voir proposer un bureau au consulat ! Nous nous sommes rĂ©partis les demi-journĂ©es et en fait je suis la seule à y tenir une permanence chaque mardi matin.


Au dĂ©but quelques rendez-vous, puis de plus en plus. Je pense que mon nom typiquement ivoirien a aidĂ© certains bi-nationaux à franchir la porte du consulat de France. Et puis lorsqu’une question devenait trop …pointue, je pouvais directement avoir la rĂ©ponse près d’un agent du service concernĂ©. La nouvelle s’est donc vite rĂ©pandue que le mardi matin…..etc ….etc…




Car le conseiller consulaire, Ă©lu de terrain, est sensĂ© être spĂ©cialiste dans de nombreux domaines et sur des dossiers particulièrement compliquĂ©s!


- demande de nationalitĂ©, certificat de capacitĂ© à mariage, dĂ©claration de naissance… merci aux agents de l’Ă©tat-civil pour leurs Ă©claircissements !


- Ă©tablissement ou renouvellement de CNI ou de passeport, inscription consulaire, pas vraiment de problème à ce niveau, seule la prise de rendez-vous obligatoire via internet met quelques compatriotes dans l’embarras et la prĂ©sence in situ permet alors de dĂ©samorcer les difficultĂ©s.


- le service social Ă©tait mon interlocuteur rĂ©gulier : inscription à la CFE, dossier de demande de bourse, adoption, possibilitĂ© de rapatriement ou d’Ă©vacuation sanitaire, problème avec la caisse de retraite….. quand la situation est trop complexe et urgente, une voix autorisĂ©e fournissait alors la rĂ©ponse.


Et parfois c’Ă©tait le consul ou le vice-consul qui tranchait !


Il m’est arrivĂ© de me dĂ©finir comme celle qui ouvrait les portes. Et j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© le professionnalisme et la disponibilitĂ© de tous les agents.




A ces demi-journĂ©es hebdomadaires de permanence s’ajoutent les 6 à 8 conseils consulaires annuels  où les Ă©changes d’informations sont Ă©minemment utiles, les conseils d’Ă©tablissements car la vie de nos Ă©coles reste une prĂ©occupation majeure des Français rĂ©sidant à l’Ă©tranger, les prĂ©sences aux cĂ©rĂ©monies officielles, les rencontres avec les nouveaux responsables consulaires ou ambassades pour se prĂ©senter, la participation aux activitĂ©s associatives qui permet de connaĂ®tre le maximum de compatriotes…




La mission d’un conseiller consulaire demande beaucoup de disponibilitĂ©, de connaissances des rouages de notre administration et d’empathie pour accueillir et Ă©couter et aider nos compatriotes à la recherche d’une rĂ©ponse ou d’une solution, que j’ai aussi pu trouver à notre bureau de Paris ou près de nos sĂ©nateurs.




Ces 6 annĂ©es furent une suite d’expĂ©riences humainement enrichissantes et lorsqu’un dossier particulièrement complexe a abouti, j’ai Ă©prouvĂ© une joie Ă©vidente en recevant les remerciements du compatriote souriant de satisfaction.










                                           Fait à Abidjan le 19/01/2020


                                           Yvonne Trah Bi